Climat


 

Le climat est la valeur moyenne des variables de la météo (température, pluviométrie, couverture nuageuse, etc.) à une échelle au minimum régionale et sur une période de temps au minimum de 10 ans. La météo est la valeur de ces mêmes variables à un endroit donné et à un instant donné.

 

Le climat a toujours changé. Dans les millions d’années passés, il a parfois fait beaucoup plus chaud qu’aujourd’hui (climat tropical en France au temps des dinosaures) ou beaucoup plus froid.

Depuis 500 000 ans, ces variations sont relativement cycliques avec une alternance d’ères glaciaires qui durent 100 000 ans et où il fait 5°C de moins qu’aujourd’hui et d’ères interglaciaires de 10 000 ans où nous sommes aujourd’hui.

 

Actuellement, on observe un changement du climat en cours qui est dû aux émissions de gaz à effet de serre de l’humanité. Ces gaz amplifient l’effet de serre que l’on peut comparer au couvercle de la casserole qu’on fait chauffer : il permet de retenir une plus grande quantité de chaleur sur Terre.

 

Ne nous y trompons pas, il y a naturellement un effet de serre sur Terre et il est bénéfique à la vie : sans lui, la température moyenne du globe serait de -18°C contre 15°C aujourd’hui. C’est essentiellement la vapeur d’eau et le CO2 naturellement présent dans l’atmosphère qui constituent cet effet de serre “naturel”.

 

L’homme amplifie cet effet de serre par des rajouts de gaz à effet de serre :

– de dioxyde de carbone (CO2) principalement, à cause de la combustion des énergies fossiles et de la déforestiation (destockage de carbone) ;

– de méthane (CH4) ensuite, avec des processus de fermentation dans l’estomac des ruminants, dans les rizières et dans le stockage des lisiers animaux ; également avec des fuites de gaz naturel (qui est du méthane) lors de son exploitation ou de son transport ;

– de protoxyde d’azote (N2O), avec l’utilisation d’engrais azotés qui sont dégradés par des bactéries émettrices ;

– de divers autres gaz de manière plus marginale, comme les CFC.

 

Même si :

– émettre un kg de CH4 provoque autant de dégât pour le climat que 25 kg de CO2

– émettre un kg de N2O provoque autant de dégât pour le climat que 300 kg de CO2

Les quantité émises de CO2 font qu’il reste la principale cause du changement climatique.

 

Ces émissions ont déjà pour conséquence une élévation des température moyenne du globe de 1°C en 100 ans. On attend, selon le niveau d’émissions futur, une augmentation de ces températures de 2 à 6°C sur le XXIe siècle.

 

En quoi cela est-il dangereux ?

– Tout d’abord, même s’il a fait plus chaud dans le passé de 6°C sur Terre sans conséquences sur les espèces vivantes, ce n’est pas temps ces 6°C qui comptent que la vitesse à laquelle ils arrivent : le changement climatique qui commence aujourd’hui est 100 fois plus rapide que les changements passés et on peut se demander si les écosystèmes s’y adapteront (notamment les arbres qui ne se déplaceront pas suffisamment vite pour rester dans leurs domaines de température préféré).

– On devrait observer des évènements climatiques extrêmes plus violents face auxquels nous ne sommes pas préparés et dans des endroits où on ne les attends pas (notamment, la monté du niveau des océans, même si elle ne devrait pas dépasser un mètre durant le siècle, se manifestera par des zones innondées beaucoup plus étendues)

– Des zones sèches où l’agriculture était difficile vont être encore plus sèches (autour des tropiques) ; en parallèle certaines zones froides devraient voir leurs rendements s’accroître.

– Indépendamment du climat, l’augmentation du taux atmosphérique de CO2, entraîne une absorption accrue de ce CO2 par les océans qui s’acidifient avec un impact potentiellement majeur sur les espèces à la base de la chaîne alimentaire océanique (et sur les hommes qui pour beaucoup vivent de la pêche).

 

Enfin, de tout cela, on attend des déplacements importants de populations des zones qui deviendront moins habitables (notamment tropiques) vers les zones qui le seront plus (notamment zones tempérées actuelles). Cela risque de poser un problème majeur quand on voit les difficultés que pause actuellement la gestion humaine de flux migratoires plus de 10 fois inférieurs à ce qui devrait arriver à l’avenir.

 

Que faire ?

Essentiellement réduire nos émissions de gaz à effet de serre, tant au niveau des états que des entreprises et des individus (rappelons que les émissions des états et des entreprises servent aux consommations et bien être des individus).

Pour cela, on retombe sur les mêmes pistes que la problématique énergétique.

 

Au niveau national, tout comme au niveau individuel, travailler sur, par ordre de priorité :

– les changements de comportements afin d’éviter de consommer de l’énergie,

– l’efficacité énergétique,

– les énergies renouvelables et/ou sans carbone.

 

Dans quels domaines ?

Les 4 grands domaines émetteurs :

logement : isolation, pull, chauffage non fossile ;

transport : habiter près du travail et des amis, faire du vélo, covoiturer ;

alimentation : manger local et plus de légumes ;

consommation de bien et de services : acheter de meilleure qualité pour garder plus longtemps les choses, retrouver les goût des loisir sans carbone (musiques, peinture, danse, lecture, etc.)